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Questions de Foi

  mes prières ne sont jamais exaucées !
 

« Mon Père, jai prié et mes prières n’ont pas été exaucées ! » Combien de fois entendons-nous ce regret. Ce cri qui peut même devenir douloureux lorsque l’objet de la prière concerne une cause grave et juste, la perte d’un être proche par exemple. Mais lorsque nous prions, dans quelles dispositions sommes-nous ?

Acceptons-nous de nous abandonner totalement à la volonté du Seigneur ou au contraire souhaitons nous obliger Dieu, tel un génie que l’on ferait sortir de sa lampe ?

Saint Alphonse de Liguori a écrit un court traité, Le grand moyen de la prière dans lequel il commence ainsi : « Si dans une mission, on ne pouvait prêcher qu’un seul sermon, ce serait celui de la prière ».

Il est évident que la prière est réelle et possède une force surnaturelle qui nous dépasse. C’est précisément une des symboliques de la fumée d’encens qui bien que remplissant le sanctuaire, ne peut jamais être saisie. Cette même fumée d’encens que saint Jean vit monter vers le Seigneur, offerte par les mains des anges (Ap. 8, 3-4). Au chapitre 5, on peut aussi lire que les prières des saints sont comme des coupes d’or, remplies des parfums suaves et très agréables à Dieu. L’Ancien et le Nouveau Testament regorgent de promesses faites par Dieu à ceux qui le prient : « Combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui le prient ». (M. 7, 11)

Une des caractéristiques de la prière, nous dit le Catéchisme de l’Église Catholique (2725), c’est qu’elle est un combat.

Elle suppose toujours un  effort, «  contre  nous-même et contre les ruses du tentateur qui fait tout pour détourner l’homme de la prière, de l’union à son Dieu ».

Un combat contre nous- même :

–  pour ne pas avoir une fausse vision de la prière. Chez certains, elle est un effort psychologique, pour d’autres un vide mental, pour d’autres encore un ensemble de paroles rituelles.

–  pour ne pas être imprégnés de l’esprit du monde qui veut nous faire croire qu’existe seulement ce qui se voit, ce qui se quantifie, ce qui produit. Or, il y a une part « d’inutilité » dans la prière. On préférera l’expression de « gratuité  »

–  pour ne pas nous décourager face à ce que nous considérons comme des échecs. Les découragements, la déception de ne pas être exaucé selon ma volonté, l’allergie à la gratuité de la prière...

Face à tous ces combats, la spiritualité chrétienne nous donne trois remèdes :

–  de l’humilité afin de ne pas être centré sur soi-même mais sur le Christ.
Nous devons être comme une fiancée attendant le retour de son fiancé. Mais lorsque nous prions, est-ce vraiment avec foi ?
Bien souvent nous prions en dernier recours, lorsque nous avons tout essayé ! Nous prenons alors le Seigneur comme allié mais en vérité notre cœur reste sceptique.

–  de la confiance.
Tout d’abord pour comprendre que de nous-mêmes nous ne savons pas demander ce qu’il faut ni comment le demander. Ensuite parce qu’avant même que nous ayons pu formuler quoi que ce soit, Dieu le sait déjà. Il faut alors prier avec l’Esprit Saint pour connaître le désir de Dieu. (Jc 4, 2-3)

–  de la persévérance, car prière et vie chrétienne sont inséparables : « Celui-là prie sans cesse qui unit la prière aux œuvres et les œuvres à la prière ». (Origène)

Seigneur, apprends-nous à prier !

Lorsque vous priez dites « Notre Père... »
 
Abbé Samuel Delmas - Vicaire de la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste

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