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Questions de Foi

  Si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrance !
 

La question de la souffrance appelle de manière plus large la question du mal. Et là, il faut bien reconnaître que notre réponse doit rester humble, tant tout cela nous dépasse. Comment expliquer les cataclysmes, les guerres, les maladies, la mort… alors que Dieu nous aime et que nous confessons qu’il nous a libérés du péché et de la mort.

Nous pouvons entendre le cri de celui qui souffre : « Si Dieu existait, il n’y aurait pas de souffrances ! »
Dieu ne veut pas que les hommes souffrent !

Le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous explique que Dieu ne veut pas que les hommes souffrent et meurent. Dieu avait un projet initial pour eux : le paradis. Au jardin d’Eden, l’homme et la femme vivaient pour toujours. Il y avait comme une paix entre Dieu, les êtres humains et leur environnement. Il y avait aussi une paix entre l’homme et la femme. (Catéchisme de l’Eglise Catholique 374-379, 384, 400.)

Mais le péché est venu bouleverser le projet de Dieu sur nous. Le péché est entré dans le monde non par la volonté de Dieu mais par la liberté que Dieu nous a laissée et qui nous a permis de nous séparer de notre Créateur. Cela peut nous surprendre mais Dieu nous a laissés libres par amour. Peut-on obliger l’être aimé à nous aimer ? Non ! En revanche j’invite l’être aimé à m’aimer en lui permettant de me déclarer son amour. La liberté que Dieu nous a laissée est la possibilité de lui dire notre amour. Et malheureusement Adam et Eve ont fait le choix de se retourner sur eux-mêmes.

Alors la souffrance et la mort sont entrées dans le monde. Dans la Bible, la perte de l’harmonie originelle est racontée dans l’histoire de la « chute ». Parce que  le  péché  s’est  glissé dans le paradis où Adam et Eve vivaient en harmonie avec eux-mêmes et avec Dieu, ils doivent le quitter. ( Youcat 66.)

C’est ainsi que la souffrance, la pénibilité du travail, la mortalité, la tentation sont entrées dans notre vie. Elles sont les signes de la perte du paradis.

Dieu vient à notre secours.

Pourrait-on imaginer que Dieu nous abandonne à notre chute ? Dieu nous aime et il ne peut supporter que l’homme se détruise peu à peu par la réaction en chaîne du péché. Alors, lorsque les temps furent prêts, il envoya Jésus-Christ pour qu’il nous sauve du péché et nous arrache à la puissance de la mort.(CEC 410-412, 420-421.)

Le péché a donc entraîné l’univers dans la souffrance et la mort. Mais en même temps, la conséquence du péché, c’est le secours de Dieu qui nous envoie Jésus comme Sauveur. Dans la  nuit  de  Pâques  qui  voit la lumière du Christ vaincre les ténèbres, nous chantons dans l’Exultet : « Heureuse était la faute qui nous valut pareil Rédempteur ! » Ainsi « nous avons perdu le Paradis, mais nous avons obtenu le ciel. Le gain est finalement plus grand que la perte » nous dit saint Jean Chrysostome.

Un dur combat…

Ainsi, Dieu nous a sauvés par le Christ de la mort et du péché et c’est au Ciel que nous connaîtrons la joie du salut. Ici-bas, nous en percevons les prémices mais nous vivons encore dans la vallée de larmes.(Prière du Salve Regina.) Et les souffrances conséquentes du péché et de la mort continuent de nous affliger. En même temps, Jésus nous a révélé que nous devons avoir le regard tourné vers le ciel : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » (Mt 10, 28)

Bien que les souffrances que nous pouvons connaître en ce monde puissent nous faire nier l’existence de Dieu, tant les douleurs sont grandes, nous sommes invités à regarder avec les yeux de la foi notre condition humaine déchue. Si Dieu paraît absent, en même temps il est notre compagnon de souffrance, lui qui nous a rejoints jusque dans les tourments de la Passion et la mort de la Croix. Les sacrements qu’il a donnés à l’Eglise, les bénédictions que peuvent donner les prêtres et les diacres sont autant de signes d’amour que Dieu nous donne en attendant la délivrance finale du Ciel.

Nous n’avons pas toutes les réponses face au mystère du mal. Si le mal est causé par notre propre péché, Jésus nous invite à retrouver le chemin de l’amour par la conversion. Si le mal est inscrit dans le monde, Jésus marche avec nous, il prend sa part de souffrance, il nous soutient et nous mène vers le Père.
Abbé Samuel Delmas - Vicaire de la Cathédrale Saint-Jean-Baptiste

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