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Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
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Les éditos du Curé-Archiprêtre

 
  Le travail c'est la sainteté

 

     Mais oui : le travail c’est la santé, c’est bien connu, mais c’est aussi la sainteté.
  C’est clairement affirmé par le Catéchisme de l’Eglise Catholique :
«Le travail peut être un moyen de sanctification»(n*2427).
  Le Catéchisme de l’Eglise Catholique reprend le Concile  Vatican II
dans sa Constitution dogmatique sur l’Eglise («Lumen Gentium») au chapitre V sur l’appel universel à la sainteté : les travailleurs y sont reconnus «montant par leur travail quotidien à une sainteté toujours plus haute» (n*41).
  C’est pour les accompagner dans cette ascension laborieuse des sommets de la sainteté que le pape Pie XII a donné à tous les travailleurs saint Joseph comme Patron, fêté sous ce vocable le 1er mai.
 Aussi le pape François, dans sa Lettre apostolique «Avec un cœur de père» publiée à l’ouverture de l’Année dédiée à saint Joseph, consacre-t-il un chapitre à ce saint comme «père travailleur». Il y rappelle la signification chrétienne et la noblesse du travail humain. Nous en rapportons ici un large extrait :

  «Jésus a appris de (Joseph) la valeur, la dignité et la joie de ce que signifie manger le pain, fruit de son travail.[...]
  Le travail devient participation à l’œuvre même du salut, occasion pour hâter l’avènement du Royaume, développer les potentialités et les qualités personnelles en les mettant au service de la société et de la communion.
Le travail devient occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille. Une famille où manque le travail est davantage exposée aux difficultés, aux tensions, aux fractures et même à la tentation désespérée et désespérante de la dissolution. Comment pourrions-nous parler de la dignité humaine sans vouloir garantir, à tous et à chacun, la possibilité d’une digne subsistance ?
La personne qui travaille quelle que soit sa tâche, collabore avec Dieu lui-même et devient un peu créatrice du monde qui nous entoure.[...]
  La perte du travail qui frappe de nombreux frères et sœurs, et qui est en augmentation ces derniers temps à cause de la pandémie de la Covid19, doit être un rappel à revoir nos priorités.»

  Le Mouvement des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens (EDC) a ainsi fort justement repris à son compte cette réflexion, dans un livret paru en mars dernier, invitant ses adhérents à promouvoir dans leurs entreprises un « travail de qualité », à la lumière de la Doctrine sociale de l’Eglise.
C’est-à-dire «un travail qui permet à l’homme d’être pleinement digne, d’en vivre et de contribuer au bien commun, de se développer et de s’épanouir ».
Car «le travail va bien au-delà de la prospérité économique et touche la question de la cohésion sociale, de l’équilibre des familles, de l’épanouissement et plus largement du bonheur des hommes».

  Dans cette quête du bonheur, cette recherche du bien commun, le bénévolat vient souvent en complémentarité, dans le prolongement ou au secours du travail rémunéré.
Que serait la vie associative, si dense dans notre société, et que serait la vie de nos communautés paroissiales, sans ce terreau fertile des bénévoles?

Notre évêque s’en était rendu compte dans notre propre communauté lors de sa visite pastorale en 2017. Il l’avait relevé dans la lettre qu’il nous avait ensuite adressée : «J’aimerais souligner mon admiration pour tous les laïcs engagés sur la communauté de paroisses. Sans vous, nous ne ferions pas grand-chose. Même si parfois dans cette lettre, j’ai employé le mot de bénévole, il est impropre. On trouve des bénévoles dans une association, mais dans l’Eglise on trouve des baptisés, qui au titre de leur sacerdoce baptismal, confirmés dans l’Esprit Saint, vivent avec les ministres ordonnés une coresponsabilité effective mais aussi affective.
Vraiment je tiens à vous dire toute mon affection et ma reconnaissance, car je ne vous ai vus à l’œuvre que quelques jours pendant la visite pastorale, mais c’est toute l’année que vous êtes sur le pont. Soyez bénis, c’est plus fort pour moi que de vous dire merci.»

  Pour vous qui, de quelque façon que ce soit, prenez votre part de travail pour la vie et la mission de l’Eglise, cette bénédiction est un puissant encouragement sur le chemin pentu de la sainteté.

Père Jean- Paul Soulet



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