Accueil > Les paroisses catholiques > Se laisser enseignerÉditos du Curé-Archiprêtre > Eglise : noms féminins

Se laisser enseigner

Contact
Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
06 23 73 49 78 Contact

 

Mieux connaitre pour mieux aimer
 

Les éditos du Curé-Archiprêtre

 
  Eglise : noms féminins

Que serait l'Eglise, sans les femmes ? Elle ne serait pas, tout simplement. Car déjà sans Marie nous n'aurions pas eu Jésus, et sans Jésus pas d'Eglise. Et si Marie a donné corps à Jésus, combien de femmes à sa suite qui ont donné cœur, voix, vie à la Foi.



Ce mois de Février en égrène une petite litanie très significative.

• Marie, toujours la première :

- Le 2 février. Présentation de Jésus au Temple : Marie, Mère de la vie consacrée. Elles sont innombrables toutes celles qui, au retrait d'un cloître ou au cœur du monde, offrent tout de leur vie pour l'Amour du Seul qui ouvre leur cœur à la dimension du monde et qu'elles portent au monde.

Présentation de Jésus au Temple : offrande de la Mère avec son Enfant. À Marie est annoncé le glaive qui lui transpercera le cœur (Lc2, 35), au pied de la Croix de Jésus. Plus innombrables encore les mères qui souffrent pour ou par leurs enfants, au pied de la croix de leurs enfants… ou dont les enfants deviennent la croix.

- Le 11 février. Notre-Dame de Lourdes, Marie Secours des Malades. Qui dira le secret de celles qui souffrent avec patience en leur corps ou en leur cœur, et de celles qui soignent et visitent les malades avec passion et tendresse, comme Véronique (4 février) essuyant le visage meurtri de son Seigneur.

• Mère Yvonne-Aimée, de Malestroit en Bretagne, religieuse augustine décédée le 3 février 1951. Malade et dédiée par vocation au service des malades, elle eut une vie mystique intense. Rompue aux rudes combats intérieurs, elle fut, comme toutes les mystiques, une éminente femme d'action. Courageusement engagée dans la lutte de la Résistance, elle fut décorée à ce titre par le Général de Gaulle.

• Sainte Agathe, le 5 février. Une parmi toutes celles de la longue cohorte des martyres dont la jeunesse et la fragilité ont vaincu par grâce les tyrannies, sans craindre la souffrance ni la mort.

• La bienheureuse Eugénie Smet, le 7 février, toute donnée au ministère de catéchiste paroissiale. Qui pourrait dire tout ce que la foi doit au dévouement, à la compétence et à la patience de celles qui s'attachent à la transmettre aux enfants et aux jeunes ?

• Sainte Joséphine Bakhita, le 8 février. Un extraordinaire destin que celui de cette femme-là ! Née au Soudan, enlevée enfant par des marchands d'esclaves, vendue cinq fois, libérée enfin par son dernier maître qui l'emmène en Italie. Là elle découvre Dieu, est baptisée et devient religieuse. Exemple de confiance, de bonté et de pardon, elle meurt presque octogénaire en 1947. En son honneur, la journée du 8 février a été déclarée Journée Internationale contre la traite des personnes.

• Sainte Scholastique, le 10 février. Moniale, sœur de Saint Benoît, elle ne le rencontrait qu'une fois l'an, pour de saints entretiens spirituels. Pressentant sa mort prochaine, elle voulut prolonger leur dernière rencontre. Saint Benoît s'y refusant, sa sœur se mit en prière. Un orage éclata, si violent qu'ils ne purent repartir de sitôt. « Je t'ai prié, et tu n'as pas voulu m'entendre ; j'ai prié mon Dieu, et il m'a entendu », lui dit-elle. D'où l'adage, si souvent vérifié : « Ce que femme veut, Dieu le veut ».

• Sainte Bernadette de Lourdes, le 18 février. Humble servante, si pleine de bon sens, dans le rayonnement de Marie, comme tant d'autres dont l'abnégation et la discrétion n'ont d'égales que l'initiative et l'efficacité.

• Pauline-Marie Jaricot, déclarée Vénérable le 25 février 1963, fondatrice à Lyon au XIXe siècle de l'Œuvre de la Propagation de la Foi ; ingénieuse au bénéfice de la Mission, sœur et modèle de toutes celles auxquelles le désir de faire connaître Jésus inspire deux mille et une idées de génie.

Et il me fallait garder pour la bonne bouche, Sainte Jacqueline, le 8 février. Disciple de Saint François d'Assise, qui, à l'heure de sa mort, lui réclama encore un peu de cette pâte frangipane (n'était-elle pas le « pain des frères » ?) qu'elle avait inventée. Merveille d'humanité, merveille de sainteté ! La sainteté ne se nourrit que d'amour, mais pas forcément que d'eau fraîche et de pain sec !

Devant ces hautes figures féminines d'hier et devant ces femmes d'aujourd'hui, leurs émules, là, dans nos communautés, à nos côtés, mes frères au masculin, je vous invite à choisir comme patron le saint du 24 février.

À vous de voir !


+ Père Jean-Paul Soulet

 

Vous aimerez aussi ...