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Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
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Les éditos du Curé-Archiprêtre

 
  Tel est son nom

Drôle de nom, me direz-vous, pour un bulletin de Communauté de paroisses. RAMELLET !, prononcez : « Ramoeillett ».
L’Accent catalan, perdu par le Département, notre Centre-ville l’a donc retrouvé. Le ramellet, c’est c e petit bouquet de plantes, diverses mais bien choisies, cueillies à l’aurore le matin de la Saint Jean-Baptiste. Béni par le prêtre à la messe matinale, le ramellet est précieusement gardé dans chaque maison, l’année durant.




Ce nom porte une tradition et dit donc d’abord un enracinement spirituel.
Le ramellet évoque notre saint patron, le Précurseur de la Lumière toujours croissante. Le « t » final de ce nom est brandi dans notre titre comme la croix, par laquelle Jean-Baptiste annonce le destin sauveur de Celui qu’il désigne comme l’Agneau de Dieu. L’alliance, dans ce bouquet, de bois et de fleurs (dont l’immortelle !) annonce que l’arbre mort de la croix reverdira en pousses vives et refleurira.

Ce nom
catalan dit aussi bien sûr un enracinement culturel.
Pour être catholique, universelle, de partout, l’Eglise doit toujours être de quelque part. Pour être un arbre au large branche offert aux oiseaux de tous horizons, elle doit pousser de profondes racines. Nos églises sont les témoins dressés du passé glorieux et douloureux de la Fidelissima Vila de Perpinyà. Nous nous inscrivons dans cette histoire pour en écrire quelques pages avec nos concitoyens contemporains.

Ce nom
, le nom d’un bouquet, dit union et communion.
Ce bouquet unit par un même lien des plantes singulières que rien ne réunirait, que la main qui les a cueillies. Il est donc un beau symbole de notre Communauté de paroisses. Le synode diocésain de 2008 a réuni nos cinq paroisses en une même Communauté du Centre-ville de Perpignan. Et le Seigneur, dont la main nous a placés en ces quartiers, nous y réunit par le lien de la foi. Fleurs singulières que nous sommes nous-mêmes, fleurs singulières que sont bien nos cinq paroisses, le ramellet nous représente bien. Et nous rappelle que notre union, la communion que nous avons à entretenir, ne trouve pas son origine dans le choix que nous aurions fait les uns les autres, mais dans la volonté de Celui qui nous rassemble en bouquet. Ce bouquet de plantes diverses, mais bien choisies… Nous le sommes !

Ce nom
et une bénédiction !
Le ramellet, soigneusement récolté au petit matin de la Saint-Jean, est dûment béni et pieusement conservé, bien en vue dans la maison. Jean-Baptiste, lui, a été béni et consacré par l’Esprit-Saint dans le sein de sa mère lors de la Visitation que Marie fit à sa cousine Elisabeth dans sa maison d’Aïn Karim. La rencontre des deux femmes enceintes fut aussi celle, mystérieuse et mystique, des deux enfants qu’elles portaient. Et Jean-Baptiste a tressailli d’allégresse sous l’action de l’Esprit Saint par lequel Jésus avait été conçu dans le sein de Marie.

La bénédiction du ramellet, le jour où l’Eglise célèbre la naissance de Jean-Baptiste, le 24 juin, me semble relever de cette bénédiction domestique. Le ramellet, c’est comme si Jésus venait chez nous, par Marie comme au jour de la Visitation, pour bénir en nous tout ce qui ne demande qu’à tressaillir. Pour éveiller en nous l’enfant en dormance : la vie, la joie, l’espérance.

Ce n’est donc pas pour rien que nous avons choisi pour la première de couverture de ce premier numéro d’une nouvelle série, ce haut-relief de la Vierge au manteau de miséricorde. Il était comme l’enseigne de l’hôpital des pèlerins, place du Puig. L’original en est conservé au musée Rigaud, mais une copie a été placée tout près de son lieu d’origine, rue d’En Calce. Le lien du ramellet, c’est la Vierge qui rassemble, par le lien de la miséricorde divine ses enfants sous son manteau. Ces quelques perpignanais de l’époque, sculptés là, nous représentent. Nous et nos paroisses, offerts en bouquet par Marie à la miséricorde de Dieu.

Refuge des pécheurs, abri des miséricordiés, Mère de la communion des saints, priez pour nous.

Et que vive le Ramellet

+ Père Jean-Paul Soulet

PS : Au lancement du nouveau bulletin, je ne peux oublier l’investissement, pendant une dizaine d’années, de Maryvonne Clouvel dans la conception et la mise en page des cent numéros de « Catholiques du Centre-ville », avec l’aide de l’équipe de rédaction certes, mais enfin ! quel labeur direct, patient, persévérant, n’a-t-elle pas produit ? De jour ou… de nuit.

Une équipe un peu élargie assurera désormais le secrétariat de rédaction du Ramellet et le lien avec notre nouvel imprimeur.


Merci à tous !


 

 

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