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Les éditos du Curé-Archiprêtre

 
  Baptisés et envoyés, … ici !

Le Pape François a fait de ce mois d'octobre 2019 un Mois Missionnaire Extraordinaire, sur le thème « Baptisés et envoyés : l'Eglise du Christ en mission dans le monde ». Le monde commence à notre porte, par notre quartier. C'est à la mission dans le centre-ville de Perpignan qu'est ordonnée la structuration pastorale de notre Communauté de paroisses. Je l'ai présentée lors de la messe de rentrée du 15 septembre dans l'homélie ici reproduite en partie.



La rentrée, c’est d’abord une affaire de conversion : le retournement – se retourner vers Dieu - pour retrouver sa communauté comme une famille où chacun a sa place, avec ses singularités. Revenir au Père pour retrouver des frères.
Dieu nous garde de rentrer en traînant les pieds, avec le cœur ailleurs, en critiquant les frères, en faisant procès à Dieu le Père de les aimer, eux, comme il nous aime, nous, en cultivant jalousie et amertume.
Oui, la rentrée est vraiment le moment de la conversion à l’amour fraternel, à une vie fraternelle avec ceux-là mêmes qui nous sont donnés, uniques et différents évidemment, autres et indispensables absolument. La rentrée est la reprise du chantier de l’unité, toujours à construire, et si fragile, comme toute œuvre d’amour !
Dans la lettre qu’il nous a écrite après sa visite pastorale de décembre 2017, notre évêque insiste sur cette nécessaire unité, toujours à rechercher :
« Ce qui fait la force de l’Eglise aujourd’hui, c’est sa capacité à vivre la communion. Une paroisse seule est isolée et en danger, si elle n’est pas reliée, en communion avec les autres qui forment la communauté de paroisses.
Les catholiques d’une seule paroisse ne peuvent pas se suffire à eux-mêmes. S’ils le croient, ils se trompent. Nous vivons un christianisme fragile qui plus que jamais réclame un esprit de communion et de fraternité, ce qui implique que grandisse entre paroissiens le désir fort d’aller à la rencontre les uns des autres, de mettre en commun les charismes propres à chacun, de faire la connaissance des catholiques de toute la communauté de paroisses, de prier ensemble, de s’accueillir les uns les autres avec nos différences. Si nous sortons de nos préjugés, elles deviennent des richesses.
Nous avons à vivre une vraie “conversion pastorale” pour ne pas dire une vraie “conversion paroissiale”. Nous devons nous y préparer spirituellement, car Dieu est plus grand que notre cœur, il le connaît bien. Lui seul peut changer ces résistances, ces refus, ces peurs, ces doutes, en convictions et en confiance. Lui seul peut ouvrir notre cœur à la dimension de l’autre, à la proximité avec lui, à l’amour fraternel, à l’accueil de la différence. Plus que jamais, il nous faut le demander. »
Cette unité est nécessaire non seulement à la qualité de la vie relationnelle dans la paroisse, mais aussi et absolument à la fécondité de notre mission, selon la prière du Christ à son Père au soir du Jeudi Saint : « Qu’ils soient un pour que le monde croie ».
C’est si important que Monseigneur Turini a choisi ce titre pour la lettre de rentrée pastorale qu’il a adressée au diocèse à l’Aplec de Notre-Dame de Font-Romeu. Afin, comme il l’écrit, « que notre état d’esprit manifeste la cohérence entre ce que nous témoignons et ce que nous vivons ».
De même que nos enfants imitent plutôt ce qu’ils nous voient faire que ce que nous leur disons de faire, comment ceux que nous voulons accueillir dans notre communauté croiraient-ils en l’amour de Dieu que nous leur annonçons s’ils ne le voyaient pas mis en œuvre dans l’amour fraternel plus fort que toute divergence ou division ? « Qu’ils soient un pour que le monde croie ! »
Les ministres ordonnés sont au service de cette précieuse unité et de l’exercice concret de la charité fraternelle. Mais la charité fraternelle et l’unité d’une communauté reposent sur l’engagement de tous et de chacun. Une seule pierre manque à cet édifice et c’est le début de la ruine !
Comme le rappelle notre évêque dans la lettre qui fait suite à sa visite pastorale : « dans l’Eglise on trouve des baptisés qui, au titre de leur sacerdoce baptismal, confirmés dans l’Esprit Saint, vivent avec les ministres ordonnés une coresponsabilité effective mais aussi affective ».
C’est au nom de cette coresponsabilité et au service de l’engagement de tous que certains acceptent une charge de coordination, d’articulation entre les différentes activités ou services paroissiaux.
Ces activités ou services, nous les avons ainsi répartis en 10 pôles couvrant les divers domaines de la pastorale. Et voici quelles sont les personnes qui ont accepté la charge de coordonner ces différents pôles. Avec les représentants de chaque paroisse, ils formeront un nouveau conseil pastoral pour notre communauté. Pour la charité : Sr Carmen Caballero ; pour la communication : Nicolas Roux, diacre ; pour la culture : Suzanne Olivé ; pour la formation : Audry Bettant; pour la jeunesse : Hélène du Chaffaut ; pour la mission : Françoise Prédignac ; pour la pastorale liturgique : Bruno Nougayrède ; pour la prière communautaire : Dominique Brousse ; pour le secrétariat et l’accueil dans nos églises : Gérard Moret. La pastorale des obsèques et sacrements relevant directement des prêtres.

La mission de chacun, de ces quelques-uns, est au service de la mission de tous. Il ne s’agit pas de se démobiliser parce que certains reçoivent une responsabilité particulière. Il y a une place et une part pour chacun de vous, absolument. Et je compte bien sur chacun de vous, selon ses disponibilités, capacités et aptitudes, pour se proposer selon nos divers et nombreux besoins.
Dans le cahier des charges des responsables de pôles il y a : « favoriser un plus grand engagement de paroissiens qui trouveront là l’opportunité de mettre leurs talents au service de la communauté de paroisses et de développer une vraie vie commune. »
Autrement dit, travailler à l’unité dans la charité, dans le seul but qui est celui de l’Eglise : faire connaître et aimer le Père de toute miséricorde, et celui qu’il envoie : le Seigneur Jésus-Christ. C’est pour cette mission que, dans notre centre-ville de Perpignan, nous sommes tous envoyés !


+ Père Jean-Paul Soulet

 

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