Accueil > Les paroisses catholiques > Se laisser enseignerÉditos du Curé-Archiprêtre > En pèlerinage vers la vie

Se laisser enseigner

Contact
Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
06 23 73 49 78 Contact

 

Mieux connaitre pour mieux aimer
 

Les éditos du Curé-Archiprêtre

 
  Beau temps de rentrée !
 

Quel beau temps que le temps de la rentrée !

Certes, on peut avoir la nostalgie des vacances et l'entretenir en se repassant intérieurement le film des bons moments passés en famille ou avec des amis.

Certes, on peut trouver ceux-ci, familles et amis, tellement plus sympathiques que ses fréquentations habituelles !

Certes, bord de mer et cimes de montagnes ont un horizon plus dégagé que nos quartiers urbains.

Certes, ne rien faire ou ne faire que ce qu'on aime peut être, au début d'une journée, plus enthousiasmant que le travail ou la banale routine du quotidien.

Certes ! Mais pourtant, quel beau temps que le temps de la rentrée !

Parce que c’est le temps d’un commencement et que tout commencement porte en lui le joyeux élan d’une espérance.

Certains commenceront : les élèves ou étudiants par exemple, qui entament une étape nouvelle dans leur parcours scolaire ou universitaire ; mais aussi ceux d’entre vous qui viennent d’emménager chez nous, auxquels nous souhaitons la bienvenue.

D’autres re-commenceront un travail et un rythme de vie dont ils sont déjà bien familiers. Mais quoi qu’il en soit, toute rentrée sent le neuf.

Nous n’avons plus en narines la bonne odeur de l’encre, du cuir du cartable ou des livres frais imprimés et pas encore ouverts. Mais nous sentons que nous pouvons faire du neuf, comme l’écolier (d’antan !) qui commençait un cahier aux pages immaculées et se promettait bien de n’y faire ni tache ni rature.

Un peu comme au Jour de l’An, un jour de rentrée (et pourquoi n’y mettrions-nous pas des majuscules ?), tout commence ! Nous avons l’impression que nous pouvons plus et mieux pour la nouvelle année que pour la précédente. Et nous en prenons la (ou les) résolution(s). (*)

Tout ceci vaut aussi pour notre vie chrétienne, personnelle ou communautaire. Nous allons, selon l’expression d’un Père de l’Eglise, « de commencement en commencement ».

Le temps est, pour nous chrétiens, d’une importance capitale. En Jésus, l’Eternel est entré dans le temps. Il ne l’a pas anéanti, mais il l’a assumé. Il a inscrit dans le temps et dans l’histoire son œuvre de salut des hommes.

Nous avons donc du temps une conception linéaire et ascendante. Nous allons de l’avant, non pas inexorablement poussés par le temps qui avance, mais irrésistiblement attirés par Celui qui nous introduit dans son éternité.

Si notre vie a des étapes, chacune peut être considérée comme un degré, un pas de plus, plus haut.
Il  ne  s’agit pas de s’élever hiérarchiquement, mais de grandir dans le désir du but à atteindre : la communion au Bien Aimé Seigneur Jésus-Christ.

Chaque commencement, disons chaque rentrée, est ainsi un tremplin pour progresser dans ce sens.
Il convient donc de prendre au sérieux notre rentrée. Notre rentrée personnelle comme notre rentrée en communauté paroissiale. Car malgré les apparences parfois, les deux vont de pair. Nous ne pouvons concevoir notre vie chrétienne personnelle, qu’il faut bien sûr cultiver soigneusement, sans nous soucier de la vie de notre communauté.

Nous voulons, à juste raison, trouver dans notre communauté tout ce qu’il faut pour cultiver notre vie chrétienne personnelle ; mais si nous usons de la communauté sans jamais nous y investir, nous en abusons ; si nous l’utilisons pour la satisfaction de nos besoins spirituels personnels sans jamais donner de nous-mêmes, nous l’exploitons.

Une forêt, si on l’exploite sans se préoccuper de sa régénération, elle disparaît. Il en va de même d’une communauté chrétienne.

Et plus encore, car elle est un Corps. La communion au Christ qui en est la Tête ne peut être authentique sans la communion entre les membres. Or, selon la belle expression de Saint Paul : « nous sommes membres les uns des autres » (Ep 4, 25). Donc, si nous ne tenons pas notre place, nous blessons les autres membres et nous amputons le Corps.

Nous comprenons bien ainsi, je l’espère, la nécessité, je n’ose pas dire l’urgente obligation, de nous engager en paroisse.

Il ne s’agit pas simplement de « faire quelque chose », mais de prendre notre part de la vie et donc de la mission de notre communauté chrétienne. Cette part dépend bien sûr de nos disponibilités et capacités, mais il y en a forcement une pour nous : elle n’est ni petite ni grande mais elle est indispensable puisque c’est la nôtre.

Vous trouverez inséré dans ce bulletin un feuillet qui vous donne la liste des différents domaines où se déploie la vie de notre Communauté de paroisses. Priez, réfléchissez et choisissez. Votre engagement peut être un commencement.
Beau temps pour un commencement : c’est la rentrée.

(*) Si vous me permettiez de vous en suggérer une, de résolution de rentrée, ce serait d’être à l’heure à la messe. C’est si beau et plein de sens de commencer la célébration avec une assemblée toute constituée !


+ Père Jean-Paul Soulet

Vous aimerez aussi ...