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Cours & Conférences

  la prière vocale
 

Il y a plusieurs manières de prier. Ainsi, le Catéchisme de l’Eglise Catholique explique que : « La prière n’a rien d’uniforme. Elle ne va pas à Dieu par un sens unique. Elle prend différentes voies qui lui donnent chacune une forme particulière. » A l’occasion de ce numéro, portons notre attention sur que l’on appelle communément, la prière vocale. C’est-à-dire la prière récitée utilisant des formules précises.

Quel sens il-y-a-t-il à prier ainsi ?

Il existe une quantité innombrable de prières déjà écrites que nous pouvons utiliser. Pour n’en citer que quelques-unes, nous avons les grandes prières traditionnelles comme le Pater, l’Ave, le Gloria, le Credo, le Salve Regina et les autres antiennes mariales, le Veni Creator, le chapelet, les différentes actes de consécration, des actes d’abandon ou d’offrande, les prières composées par les saints de tous les siècles...
Beaucoup ont pu critiquer ce mode de prière le comparant à une prière récitative sans âme, le qualifiant de simple rabachage et de pratique de bigote.

Et pourtant, la prière vocale a une valeur que l’on ne peut ignorer. Comme l’explique sainte Thérèse d’Avila dans Le Chemin de la Perfection, la prière vocale marche de concert avec l’oraison et l‘on ne peut les séparer.

 

Ainsi, la prière vocale est la forme la plus habituelle de la prière commune. En particulier dans la liturgie où elle trouve une grande place. Pour autant, elle fait aussi partie de la prière personnelle. Dans l’Evangile, les Apôtres ont demandé au Seigneur de leur apprendre à prier. Et que leur a-t-il enseigné ? Une prière vocale ! « Vous donc, priez ainsi : Notre Père qui es aux cieux... » (Mt 6, 9 ; Lc 11, 1)

La prière vocale est une des premières formes de l’oraison proprement dite. Elle est le point de départ d’une prière plus élevée. Bien pratiquée, elle fonde une authentique relation à Dieu.

De plus, il peut arriver que la seule prière possible soit celle-ci. Qui n’a jamais éprouvé le manque d’envie de la prière ? Ou encore la dispersion des pensées à l’oraison ? Ou même une sècheresse qui rend insupportable la prière méditative ? La prière vocale peut à certains moments être la seule prière possible. Véritable bouée de sauvetage à laquelle le priant s’accroche pour maintenir le cap de la vie spirituelle.

Elle peut être dite à haute voix, à voix basse ou de manière mentale, lue ou récitée par cœur. Pour ceux qui débutent dans la vie spirituelle et qui veulent s’attacher à un rythme régulier elle est d’un bon secours. Pour ceux qui ont déjà une vie spirituelle, il est aussi bon d’y revenir régulièrement afin d’entretenir à sa pensée de pieux sentiments qui alimentent l’amour de Dieu.

Deux formes de prière vocale

Le chapelet :
Le chapelet tire son nom de la couronne de roses dont on ornait les statues de la Vierge Marie et signifie littéralement « petit chapeau ». Chaque rose symbolisait une prière : d’où le mot « rosaire ».

« Le Rosaire est ma prière préférée. C’est une prière merveilleuse. Merveilleuse de simplicité et de profondeur. […] Sur l’arrière-fond des Ave Maria défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus-Christ. Réunis en mystères joyeux, douloureux et glorieux, ils nous mettent en communion vivante avec Jésus à travers le cœur de sa Mère, pourrions-nous dire. En même temps, nous pouvons rassembler dans ces dizaines du Rosaire tous les évènements de notre vie individuelle ou familiale, de la vie de notre pays, de l’Eglise, de l’humanité, c’est-à-dire nos évènements personnels ou ceux de notre prochain, et en particulier de ceux qui nous sont les plus proches, qui nous tiennent le plus à cœur. C’est ainsi que la simple prière du Rosaire s’écoule au rythme de la vie humaine. » Jean-Paul II in lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae

Le bénédicité

« Il est nécessaire dans nos familles chrétiennes, d’enseigner aux petits à remercier toujours le Seigneur avant de prendre la nourriture, avec une brève prière et le signe de croix... » Nous sommes invités à conserver ou redécouvrir cette coutume, parce qu’elle éduque à ne pas considérer comme acquis le « pain quotidien », mais à reconnaître en Dieu un don de la Providence. « Nous devrions nous habituer à bénir le Créateur pour chaque chose : pour l’air et pour l’eau, précieux éléments qui sont au fondement de la vie sur notre planète ; comme également pour les éléments qui traversent la fécondité de la terre et que Dieu nous offre pour notre subsistance. » Le pape Benoît XVI, 12 novembre 2006

   
  + Abbé Samuel Delmas
   

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