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La Pénitence vos questions

Sévérité à l'égard du péché et miséricorde à l'égard du pécheur ?

L'évolution des mœurs, ce qu'une société considère comme plus ou moins mal ou acceptable, les seuils de culpabilité bougent. Une morale exclusivement centré sur l'individu et la sexualité de l'individu est une impasse. La culpabilité, nécessaire pour alerter notre conscience, peut devenir une citadelle narcissique. Nous sommes alors centrés sur notre échec personnel ou le dégoût de soi, sur l'image idéale de soi qu'on a brisé, ce qui crée un blocage difficile à rompre.

Après une absolution, peu sont véritablement conscients qu'ils ont reçu la capacité d'être transformés, peu sont vraiment soulagés, parce qu'ils restent sous le regard qu'ils portent sur eux-mêmes plutôt que sous le regard de Dieu. Il s'agit d'être attentif au regard que Dieu porte sur nous, et cela présuppose la prière, la prière fondée sur la Parole de Dieu, sur le Christ tel que nous le font connaître les Evangiles.

Beaucoup se lamentent, peu se distancent assez d'eux-mêmes pour entrer dans une dynamique de pardon. Ils n'acceptent pas ce qu'ils demandent. Dès lors, ils s'enferment dans cette fausse notion de sévérité.

Tu veux changer, oui ou non ? Tu peux changer, oui ou non ? La vérité, tu la désires ? Et lorsqu'elle t'impose son regard, tu la crains ? Tu la hais ?

Le mensonge te protège, mais il te détruit en même temps. La miséricorde doit t'aider à voir la vérité en face. L'amour de Dieu pour le pécheur t'aidera à l'accepter, à te laisser transformer.

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De quoi se mêle L'Eglise ?

Ce sacrement n'est-il pas une forme d'ingérence dans les consciences, une forme de contrôle ? L'Eglise se mêle-t-elle de ce qui la regarde ?

Posons la question autrement : en quoi L'Eglise doit-elle être témoin de la relation entre Dieu et le croyant ? Pourquoi a-t-on besoin de sa communauté pour se réconcilier avec Dieu ?

Il faut mettre l'accent sur le témoignage et l'écoute, le recueil de ce témoignage. Le pénitent "témoigne " lorsqu'il se confesse et le confesseur recueille son acte de foi qui devient le miel de tout l'Eglise. Le confesseur se met à l'écoute comme témoin du grand thérapeute ou médecin des âmes qu'est Dieu.

La confession n'est plus vraiment pratiquée, sauf à quelques grandes fêtes, surtout Pâques, parce qu'elle est dissociée de la vie spirituelle et du désir de conversion : il faut partir d'une décision intérieure de changement, et d'une libération progressive à l'égard de ce qui nous empêche d'aimer. Cette libération est collective, communautaire. On ne devient pas "saint" tout seul, dans son coin. On décide de partir dans le secret, encore plongé dans la nuit, mais on avance dans lumière, et notre témoignage devient celui du Corps entier. Le secret de la confession protège l'individu, mais la confession elle-même est un acte qui le fait sortir de lui-même.

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Pourquoi doit-on " avouer " ses fautes ?

Ce qui gêne le plus, c'est l'aveu. Il faut se rappeler le double sens du mot " confessio " en latin : reconnaissance du péché et chant de louange (saint Augustin). Il s'agit de reconnaître l'action de Dieu dans une vie. La prise de conscience à l'égard du péché est toujours associée à cette reconnaissance.

En outre, ce n'est pas le caractère impudique qui est rejeté, car les gens sont souvent prompts aux épanchements personnels, mais c'est l'atteinte que leur aveu porte à l'image qu'on a de soi ou que l'on veut donner de soi, notamment à un prêtre, à une personne qui a une autorité et dont on imagine qu'elle nous juge.

Quel paradoxe d'une telle désaffection à l'heure où fleurissent les aides psychologiques en tout genre pour des gens qui se sentent de plus en plus seuls.

Le confesseur n'est pas le juge de la personne qui se jette dans les bras de Dieu en lui ouvrant son cour, il est le médecin de ce cour qui montre ses blessures. Sa fonction première est d'y répandre la miséricorde de Dieu.

Le rejet du sacrement est basé sur une mauvaise perception du sacrement, et parfois une mauvaise pratique pastorale, une tendance à en faire quelque chose de rapide, de bâclée, de mécanique. Mais le rejet est sourtout du à la présence de trois fausses images en soiâ: fausse image de Dieu (Dieu est remplacé par le surmoi, c'est-à-dire par l'image idéale que j'ai de moi), fausse image de l'autre (l'autre est un concurrent, un advsersaire, un ennemi, celui auquel je me compare, je me mesure, celui dont je me méfie), fausse image de soi (je me vois comme le centre de tout, rien n'existe hors de moi, tout ce qui existe existe en fonction de moi).

Par le sacrement de la pénitence, on exprime un désir de changement intérieur, on demande concrètement pardon de Dieu, on reâoit le pardon de Dieu des mains de son Eglise, c'est-à-dire qu'on se réconcilie avec lui et avec elle en ouvrant nos bras aux bras qui s'ouvrent à nous, comme l'enfant prodigue que le Père embrasse parce qu'il a retrouvé un fils.

Ce sacrement est donc une expérience de résurrection intérieure. Il requiert donc de mourir à soi-même, pour revivre et renaâtre en Christ.

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