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Recevoir les Sacrements

 
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Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
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Cœur à cœur
Dieu qui veut être
la vie de tout homme,
 

Dieu qui n'abandonne
aucun de tes enfants,
accorde à nos frères malades
la force de lutter pour guérir :
qu'ils découvrent dans leur épreuve
combien tu veux être proche d'eux
par des frères qui soutiennent
leur courage, par l'espérance

  que tu leur donnes
en Jésus Christ.
 
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L'Onction des malades en pratique

« Pour accomplir la loi du Christ » les chrétiens ont aussi à « porter les fardeaux les uns des autres » (Ga 6 2). A ce titre en particulier, ils se veulent solidaires des efforts entrepris par la société pour alléger le fardeau de la maladie et favoriser la santé. Aussi les communautés chrétiennes ont-elles le souci de s’interroger sur leurs propres comportements. Comment les chrétiens agissent-ils individuellement et collectivement à l’égard des malades? Quelles sont leurs attitudes au regard de la prévention, de la sécurité, des services sanitaires et sociaux ? Quelle est leur part d’engagement civique ou caritatif en faveur du bien-être et de la santé?

 

L'aide fraternelle

Auprès des malades, la famille, l’entourage et le personnel soignant, selon les cas, ont un rôle privilégié. Il peut s’exercer de multiples façons selon leurs possibilités et les situations. Trois formes d’aide fraternelle sont particulièrement importantes :

vivre avec le malade,
reconnaître les implications personnelles et familiales de sa maladie. Cette attitude d’attention bienveillante visera à comprendre, aimer, redonner confiance, soutenir l’espérance;

susciter des liens
entre le malade et ceux qui peuvent favoriser son épanouissement (prêtres sans doute, mais aussi personnes et mouvements), qui peuvent soutenir son courage et l’aider à conserver ou acquérir une part active et appropriée dans la vie de la société et de l’Eglise;

soutenir la foi du malade,
en acceptant de dialoguer librement sur les réalités de sa vie, en partageant éventuellement avec lui la Parole de Dieu, en lui facilitant la prière et l’accès aux sacrements ; par exemple en favorisant ses déplacements vers l’église ou en lui assurant à domicile le partage de la Parole et de l’Eucharistie dominicale…

On n’oubliera pas le réconfort que le sacrement de l’Onction peut apporter à un chrétien soucieux d’assumer dans la foi une vie gravement contrariée par la maladie ou l’infirmité.

Le dialogue pastoral

Les prêtres, d’autre part, se souviendront que leur charge leur fait un devoir de visiter les malades et de leur apporter soutien. Mais pour assurer la continuité de cette action, ils auront soin de susciter dans la communauté chrétienne l’attention et l’initiative désirables.

De même, dans le respect de la discrétion, un lien entre aumôniers d’hôpitaux et prêtres de paroisses facilitera une plus grande compréhension des situations et une meilleure adaptation de l’action pastorale.

Il est encore de la responsabilité des ministres et des chrétiens d’aider les malades dans leur démarche de foi : par exemple, ils inviteront les croyants à faire appel à leur foi chrétienne, ou ils sauront éveiller les autres à la foi en fonction de leur situation concrète.

C’est en effet au cœur d’un cheminement des personnes et dans une démarche de foi que les sacrements prennent toute leur signification et sont à proposer. Ils appellent normalement une catéchèse adaptée et progressive, ainsi qu’une préparation des personnes. Dans la préparation comme dans la célébration, on aura le souci de manifester le caractère communautaire des sacrements. Dans cette perspective, on fera découvrir l’importance des sacrements de la foi, mais on évitera aussi de majorer, par zèle intempestif, l’obligation de recevoir un sacrement.

Dans tout ce dialogue pastoral, le ministre et les chrétiens auront le respect du malade, de son histoire et de la liberté religieuse. Ceci est particulièrement important en raison de l’état de dépendance de celui qui est malade.

La Grâce sacramentelle

Le malade, atteint par l’épreuve de la maladie et luttant contre elle, est aidé de multiples manières par son entourage, le personnel soignant, et la communauté chrétienne. Parmi ces gestes d’aide et de soutien, des signes particuliers lui sont proposés, qui attestent d’une manière spéciale l’amour de Dieu pour lui et agissant en lui : les sacrements.

• La visite des malades
La rencontre gratuite, de personne à personne, est pour les malades, un lieu de dialogue et d’amitié, un moyen d’insertion sociale, voire un temps de réflexion sur leur vie et de rencontre avec Dieu.

• La communion des malades
Le malade est empêché de participer à l’assemblée eucharistique. Celle-ci, en la personne du prêtre ou de laïcs, vient jusqu’à lui pour lui apporter le réconfort de la Parole proclamée dans l’Assemblée et du Pain qui fait vivre.

• L’Onction des malades
A ceux qui sont atteints sérieusement par l’âge ou la maladie, un nouveau signe d’espérance est proposé : l’imposition des mains et l’Onction des malades, qu’accompagne la prière de la foi, exprimée par toute l’assemblée Quand il est accueilli dans la foi de l’Eglise, ce signe est puissance de réconfort, soutien dans l’épreuve et ferment pour triompher de la maladie si Dieu le veut.

• Le Viatique
Quand l’heure vient pour le chrétien de passer de ce monde au Père, les chrétiens entourent leur frère et prient avec lui. Pour ce passage, ils lui offrent le Pain de la Vie, Celui qui « a vaincu la mort et fait briller la vie ».

• La recommandation des mourants
A celui qui arrive aux dernières heures de sa vie terrestre, un dernier témoignage d’amour est donné : celui d’une présence fraternelle, celui d’une prière confiante en la miséricorde de Dieu.

Extraits du Rituel du sacrement pour les malades – Pastorale et Célébrations, éditions Chalet-Tardy, 1977.Notes doctrinales et pastorales (III et IV chapitres)

 

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