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L'Eucharistie vos questions

 

Quel est le sens de l'Eucharistie ?

Considérons les trois composantes principales de l'Eucharistie :

• action de grâce et louange au Père,
• mémorial sacrificiel du Christ et de son Corps,
• présence du Christ par la puissance de sa Parole et de son Esprit.

L'action de grâce et la louange au Père

L'Eucharistie est un sacrifice d'action de grâce au Père, une bénédiction par laquelle l'Église exprime sa reconnaissance à Dieu pour tous ses bienfaits, pour tout ce qu'il a accompli par la création, la rédemption et la sanctification. Eucharistie signifie d'abord : action de grâce. L'Eucharistie est aussi le sacrifice de louange, par lequel l'Église chante la gloire de Dieu au nom de toute la création. Ce sacrifice de louange n'est possible qu'à travers le Christ : Il unit les fidèles à sa personne, à sa louange et à son intercession, en sorte que le sacrifice de louange au Père est offert par le Christ et avec lui pour être accepté en lui.

Le mémorial sacrificiel du Christ et de son Corps, l'Église

L'Eucharistie est le mémorial de la Pâque du Christ. Dans le sens de l'Écriture Sainte le mémorial n'est pas seulement le souvenir des événements du passé, mais la proclamation des merveilles que Dieu a accomplies pour les hommes. Dans la célébration liturgique de ces événements, ils deviennent d'une certaine façon présents et actuels. Ainsi dans l'Eucharistie, le sacrifice que le Christ a offert une fois pour toutes sur la Croix demeure toujours actuel. Le caractère sacrificiel de l'Eucharistie est manifesté dans les paroles mêmes de l'institution : " Ceci est mon Corps qui va être donné pour vous " et " Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon Sang, qui va être versé pour vous ". Dans l'Eucharistie le Christ donne ce corps même qu'il a livré pour nous sur la croix, le sang même qu'il a " répandu pour une multitude en rémission des péchés ". L'Eucharistie est donc un sacrifice parce qu'elle représente (rend présent) le sacrifice de la croix, parce qu'elle en est le mémorial et parce qu'elle en applique le fruit . Le sacrifice du Christ et le sacrifice de l'Eucharistie sont un unique sacrifice : " C'est une seule et même victime, c'est le même qui offre maintenant par le ministère des prêtres, qui s'est offert lui-même alors sur la Croix. Seule la manière d'offrir diffère ": manière sanglante sur l'autel de la Croix, manière non sanglante dans ce sacrement.

L'Eucharistie est également le sacrifice de l'Église. L'Église, qui est le Corps du Christ, participe à l'offrande de son Chef. Avec Lui, elle est offerte elle-même tout entière. Elle s'unit à son intercession auprès du Père pour tous les hommes. Dans l'Eucharistie, le sacrifice du Christ devient aussi le sacrifice des membres de son Corps. La vie des fidèles, leur louange, leur souffrance, leur prière, leur travail, sont unis à ceux du Christ et à sa totale offrande, et acquièrent ainsi une valeur nouvelle. Le sacrifice du Christ présent sur l'autel donne à toutes les générations de chrétiens la possibilité d'être unis à son offrande. Toute l'Église est unie à l'offrande et à l'intercession du Christ: Le Pape, les évêques et tous les ministres, en communion avec la Vierge Marie et tous les saints du ciel, en priant aussi pour les fidèles défunts.

La présence du Christ par la puissance de sa Parole et de l'Esprit Saint

Le Christ mort et ressuscité est présent à son Église de multiples manières, mais au plus haut point et d'une manière unique sous les espèces eucharistiques. Le Concile de Trente l'affirme solennellement: Dans le très saint sacrement de l'Eucharistie sont " contenus vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang conjointement avec l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus-Christ, et, par conséquent, le Christ tout entier ". Cette présence est dite réelle, non à titre exclusif, comme si les autres présences n'étaient pas 'réelles', mais par excellence parce qu'elle est substantielle, et que par elle le Christ, Dieu et homme, se rend présent tout entier ".

La conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ est appelée transsubstantiation. Elle s'opère grâce à l'efficacité de la Parole du Christ et de l'action de l'Esprit Saint. Par la consécration du pain et du vin s'opère le changement de toute la substance du pain en la substance du Corps du Christ notre Seigneur et de toute la substance du vin en la substance de son Sang. Le Christ est tout entier présent dans chacune des espèces et tout entier dans chacune de leurs parties, de sorte que la fraction du pain ne divise pas le Christ. La présence eucharistique du Christ commence au moment de la consécration et dure aussi longtemps que les espèces eucharistiques subsistent. Ainsi le culte d'adoration qui est dû au sacrement de l'Eucharistie s'exerce non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration. La sainte réserve (tabernacle) est d'abord destinée à garder dignement l'Eucharistie pour qu'elle puisse être portée aux malades et aux absents en dehors de la messe. Elle permet aussi l'adoration silencieuse du Seigneur présent mystérieusement au milieu de nous comme celui qui nous a aimés et qui s'est livré pour nous. La présence du véritable Corps du Christ et du véritable Sang du Christ dans ce sacrement, "on ne l'apprend point par les sens, dit S. Thomas, mais par la foi seule, laquelle s'appuie sur l'autorité de Dieu".

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Pourquoi communier ?

La messe est ainsi à la fois et inséparablement le mémorial sacrificiel dans lequel se perpétue le sacrifice de la croix, et le banquet sacré de la communion au Corps et au Sang du Seigneur.

L'autel, autour duquel nous célébrons, représente les deux aspects de cet unique mystère: l'autel du sacrifice et la table du Seigneur; d'autant plus que l'autel est le symbole du Christ lui-même, présent comme victime et comme aliment céleste.

Le Seigneur nous adresse une invitation pressante à le recevoir dans le sacrement de l'Eucharistie : " En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la Chair du Fils de l'homme et ne buvez son Sang, vous n'aurez pas la vie en vous ".

L'Église fait obligation aux fidèles de participer les dimanches et les jours de fête à la divine liturgie et de recevoir au moins une fois par an l'Eucharistie, préparés par le sacrement de la Réconciliation. Mais l'Église recommande vivement aux fidèles de recevoir la sainte Eucharistie les dimanches et les jours de fête, ou plus souvent encore, même tous les jours. Ils se préparent humblement et dignement en observant le jeûne prescrit.

Grâce à la présence sacramentelle du Christ sous chacune des espèces, la communion à la seule espèce du pain permet de recevoir tout le fruit de grâce de l'Eucharistie. Pour des raisons pastorales, c'est la manière habituelle de communier dans le rite latin.

Les fruits de la communion

Recevoir l'Eucharistie dans la communion porte comme fruit principal l'union intime au Christ Jésus. Le Seigneur dit en effet : " Qui mange ma Chair et boit mon Sang demeure en moi et moi en lui ". La communion à la Chair du Christ ressuscité, vivifiée par l'Esprit Saint, conserve, accroît et renouvelle la vie de grâce reçue au Baptême. Cette croissance de la vie chrétienne a besoin d'être nourrie par la communion eucharistique, pain de notre pèlerinage, jusqu'au moment de la mort, où il nous sera donné comme viatique.

Ensuite la communion nous sépare du péché. En effet, nous recevons le Corps du Christ 'livré pour nous', et le Sang versé pour la multitude en rémission des péchés. Ainsi l'Eucharistie, fortifiant la charité, efface les péchés véniels. En se donnant à nous, le Christ ravive notre amour et nous rend capables de rompre les attachements désordonnés aux créatures et de nous enraciner en Lui En progressant dans son amitié, il nous est difficile de rompre avec Lui par le péché mortel. Précisons que l'Eucharistie n'est pas ordonnée au pardon des péchés mortels. Ceci est propre au sacrement de la Réconciliation. Le propre de l'Eucharistie est d'être le sacrement de ceux qui sont dans la pleine communion de l'Église.

De plus la communion, en nous unissant plus étroitement au Christ, nous unit à tous les fidèles qui forment un seul corps, l'Église. L'Eucharistie fait l'Église. Elle renouvelle, fortifie, approfondit cette incorporation au Corps du Christ déjà réalisée par le Baptême. Par là nous reconnaissons le Christ dans tous nos frères, particulièrement les plus pauvres. L'Eucharistie, 'signe de l'unité', nous fait ressentir les divisions de l'Église qui rompent la participation commune à la table du Seigneur, et ainsi nos prières sont d'autant plus pressantes pour que reviennent les jours de l'unité complète de tous ceux qui croient en Lui.

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L'Eucharistie, " gage de la gloire à venir " ?

L'Eucharistie, mémorial de la Pâques du Seigneur, nourriture de la vie spirituelle, est enfin l'anticipation de la gloire céleste.

Lors de la dernière Cène, le Seigneur a lui-même tourné le regard de ses disciples vers l’accomplissement de la Pâque dans le royaume de Dieu : " Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le Royaume de mon Père ".
L'Eucharistie se célèbre dans l'attente de la bienheureuse espérance et l’avènement de notre Sauveur Jésus-Christ. De cette grande espérance, celle des cieux nouveaux et de la terre nouvelle en lesquels habitera la justice, nous n’avons pas de gage plus sûr, de signe plus manifeste que l’Eucharistie, remède d'immortalité.

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