Accueil > Les paroisses catholiques > Célébrer et Prier L'Adoration Eucharistique

Célébrer et Prier

 
Contact
Abbé Jean-Paul Soulet Curé-Archiprêtre
06 23 73 49 78 Contact
 
 
Cœur à cœur
Il est bon de s'entretenir avec Lui
et, penchés sur sa poitrine
  comme le disciple bien-aimé
(cf. Jn 13, 25), d'être touchés
par l'amour infini de son cœur.
Si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer surtout par
« l'art de la prière », comment
ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement,
en conversation spirituelle,
en adoration silencieuse,
en attitude d'amour, devant le Christ
  présent dans le Saint-Sacrement ?
  Saint Jean-Paul II
Ecclesia de Eucharistia (2003)
 
Donner du temps à l'essentiel
Soyez des adorateurs convaincus de l'Eucharistie, dans le plein respect des règles liturgiques, avec un sérieux, une piété et une intelligence qui n'ôtent rien à la familiarité et à la tendresse. […] Soyez donc toujours des âmes eucharistiques pour pouvoir être d'authentiques chrétiens. Saint Jean-Paul II

L'Adoration Eucharistique

 

Une façon essentielle d'être avec le Seigneur est l'Adoration eucharistique.

 

Les Sentinelles de la nuit

Tous les vendredi à Notre-Dame-de-la-Réal de 19:00 à 8:00

« Il vous appartient d'être les SENTINELLES DU MATIN qui annoncent l'arrivée du soleil qui est le Christ ressuscité. La lumière dont Jésus nous parle dans l'Évangile est la lumière de la foi, don gratuit de Dieu, qui vient illuminer le cœur et éclairer l'intelligence.» Saint Jean-Paul II

24 heures pour le Seigneur

Samedi 28 et Dimanche 29 mai 2016

Pour la Fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, la communauté de paroisse Saint-Jean Baptiste (Perpignan-centre) propose 24 heures d’adoration, une messe solennelle et une procession. En savoir plus »

 



Donner du temps à Dieu

L’adoration eucharistique rejoint un peu le sacrifice d’Holocauste dans l’Ancien Testament, c’est-à-dire, brûler toute l’offrande pour Dieu seul. Quelque part, en adorant, on brûle tout notre temps pour Dieu. Quel gaspillage ! Brûler, gaspiller du temps devant Dieu, comme ça, sans rien faire (…) qu’être en sa Présence.

Ça c’est une manière de voir, mais une manière tellement paradoxale qu’elle dit toute la signification, finalement… Donner du temps à Dieu… L’amour donne du temps à l’être aimé. C’est la seule manière d’ailleurs de montrer à une personne qu’on aime, ce n’est pas de lui offrir des cadeaux matériels, c’est de lui offrir du temps, offrir de sa personne. Et bien c’est une manière de signifier à Dieu l’amour qu’on a pour lui. Et c’est vrai que prendre du temps pour le Seigneur, gratuitement, comme ça, c’est une manière d’exprimer l’amour.

Mais en même temps, c’est profondément actif, parce que dans l’échange, dans la présence, il y a vraiment une sortie de soi, une extase de soi. C’est une spécificité de l’adoration eucharistique, de plonger dans le cœur de Jésus qui est devant moi, de rentrer en relation avec lui, qui est réellement et corporellement présent en face de moi. Et donc cet extase du « moi », cet exode du « moi » est un exercice permanent qui va à l’encontre de la culture actuelle, qui est très égocentrée, qui est très refermée sur elle-même… Cet enfermement sur soi, cette nouvelle trinité moderne « moi, moi, moi », et bien là, on est « toi, toi, toi, Jésus».

Dieu à la première place

D’un point de vue plus anthropologique, l’adoration est vraiment un lieu de guérison de la personnalité, parce qu’elle nous évite ce repliement sur nous-mêmes, pour nous mettre en extase de soi. Et ça c’est un sacré travail, que de mettre Dieu à la première place dans notre vie, et de sortir de soi pour aimer, jusqu’à cette folie de l’amour qui doit ensuite, bien sûr, se concrétiser dans la vie de tous les jours, avec nos frères et sœurs en humanité.

Les catholiques, surtout les jeunes catholiques, ont renoué depuis quelque temps avec cette forme de prière. Pourquoi, selon vous ? A quoi est-ce que cela est dû ? Est-ce que ça correspond à un besoin véritable, à une urgence spirituelle ?

Ils ont « renoué », je dirais ils ont « renouvelé », complètement. Parce que si l’on pense à « renouer », on dirait qu’on a retrouvé une pratique ancienne. Or il me semble qu’il y a une terrible actualité de l’adoration eucharistique. Quand on demandait à Mère Térésa comment faire pour changer les paroisses et changer le monde, elle disait « exposez Jésus tous les jours sur vos autels, et vous allez voir que tout va changer ». Donc, il y a une bouleversante actualité de l’adoration eucharistique, ce n’est pas une pratique ancienne qu’on remettrait au goût du jour, c’est une actualité prophétique que l’on signifie par l’adoration eucharistique.

Nous adorons et nous exposons le Seigneur, mais plus exactement, nous nous exposons au regard d’amour de Dieu. Je crois que dans un monde très blessé comme le nôtre, dans un monde où il est difficile de vivre notre vie de chrétien, l’adoration eucharistique est vraiment une réponse à cela.

L’adoration eucharistique va, à la fois, nous donner un cœur d’enfant, et redonner à l’humanité entière un cœur d’enfant. Pas un cœur puéril, mais un cœur d’enfant de Dieu, un cœur de personne qui sait que, sans Dieu, il ne peut rien faire, un cœur branché sur l’essentiel : sur le Christ, l’Unique.

Finalement, il y a dans l’adoration eucharistique, le réponse aux deux tragédies de notre temps : la présomption de bâtir un monde sans Dieu, qui mène à une catastrophe, et le désespoir de ne plus savoir où se tourner devant les épreuves de notre monde.

 

Sources : Abbé Nicolas Buttet, modérateur de la fraternité Eucharistein, et auteur d’une trilogie sur l’Eucharistie :
Aimer et faire connaître l’amour (éd. de l’Emmanuel), Brûlé au soleil de Dieu (éd. du Cerf), et L’Eucharistie à l’école des saints (éd. de l’Emmanuel).

Vous aimerez aussi ...