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Ce que je crois

 
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Abbé Grégory Woimbée Curé-Archiprêtre
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Cœur à cœur
La foi n'est pas seulement
une tension personnelle
 

vers les biens qui doivent venir,
mais qui sont encore absents;
elle nous donne quelque chose.
Elle nous donne déjà maintenant
quelque chose de la réalité attendue, et la réalité présente constitue
pour nous une "preuve" des biens
que nous ne voyons pas encore.
Elle attire l'avenir dans le présent,
au point que le premier n'est plus
le pur "pas-encore".
Le fait que cet avenir existe change
le présent; le présent est touché
par la réalité future, et ainsi les biens
à venir se déversent sur les biens

  présents et les biens présents
sur les biens à venir.
  Benoît XVI, Spe salvi § 7  
 
L'Espérance du Salut
Lire l'Encyclique Spe Salvi de Benoit XVI
Credo in unum Deum
Jésus ne voulut pas se servir de sa nature divine, de sa dignité glorieuse et de sa puissance, comme instrument de triomphe et signe de sa distance avec nous. Par amour, il a voulu se libérer de lui-même et devenir notre frère. Par amour, il a partagé notre condition, celle de chaque homme et femme. Benoit XVI - Avril 2009

La Rédemption

La rédemption, c’est l’accomplissement de l’adresse que Dieu fait à l’homme, la plus haute expression. Dieu ne peut pas dire plus, ne peut pas faire plus que ce qu’il dit et fait par l’autocommunication de sa Parole divine.

L’Incarnation est le Verbe fait chair (Verbum- caro), le fait d’une même Personne divine qui est à la fois Dieu et homme. Cependant, l’Incarnation ne se « limite » pas à l’Incarnation, elle ne se limite pas au fait de la deuxième Personne de la Trinité assumant une nature humaine particulière, elle est un acte de communication, et cet acte de communication qu’est l’Incarnation a son point culminant dans la Rédemption.

L’Incarnation et la Rédemption constituent donc une polarité qui est l’instant suprême de Dieu communiquant avec nous dans cette vie, au sens où c’est ici-bas que nous connaissons Dieu par le fait de l’Incarnation et l’acte de la Rédemption.

Et ce n’est pas seulement Dieu qui communique avec nous, mais c’est Dieu se donnant lui-même à nous, c’est une autocommunication miséricordieuse, c’est-à-dire qu’en Jésus-Christ coïncident la Révélation et le Salut, c’est-à-dire que le don de Dieu à l’homme passe par l’expiation du péché et par la victoire sur la mort. Dieu, en se révélant, sauve, parce que Dieu, en se révélant, se donne.

Et cette coïncidence n’est pas une juxtaposition, elle est un mouvement, une polarité, la polarité du vivant créé et assumé par Dieu. Le Verbe fait chair réconcilie, et réconcilie en se donnant, en se communiquant.

Il y a donc dans l’Incarnation rédemptrice les deux mouvements: dans l’Incarnation stricto sensu, la nature humaine est assumée, et dans la Rédemption, la nature humaine est réconciliée.

Le fait de l’Incarnation (descente) et l’acte de Rédemption (montée) constituent la parole suprême et unique de Dieu à l’homme.

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