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L'Espérance du Salut
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La Rédemption

  le christ rédempteur
 

Jésus-Christ est à la fois celui qui sauve et le salut lui-même, il est le « salut qui se donne », ce qui veut dire que pour comprendre la modalité de son œuvre, laquelle implique la coopération de l’homme, il faut comprendre son être.

 

Le fondement authentique de la vie chrétienne est la rencontre personnelle avec le Christ. De la rencontre naît la question. Il faut le connaître « en état d’amour. » La rencontre fait elle-même saisir que cette connaissance est orientée par l’amour. On se rend compte alors que pour comprendre ce qu’est la résurrection, ce que le Christ a fait pour nous, il faut comprendre qui il est et ce qu’il est, et le mouvement des Saintes Écritures fonctionne ainsi. Elles posent cette question : qui est-Il ? Elles nous fournissent cette pédagogie d’un ordre inversé.

Le Salut Chrétien

La Rédemption désigne le mystère du Christ « pro nobis » (pour nous), le Christ en ses œuvres, ce pour quoi il est venu, ce qu’il a fait durant son existence terrestre et comment il l’a fait. Elle désigne le salut opéré par Jésus-Christ. Le thème du salut est central dans la prédication apostolique : le Christ est sauveur. Il est venu apporter aux hommes le salut. De cela découle que la médiation salvifique du Christ est unique (Jésus- Christ est l’unique Sauveur) et que sa volonté salvifique est universelle (Dieu veut sauver tous les hommes).

Le salut chrétien se conçoit comme la libération du péché et partant comme vie éternelle, puisque le péché implique la mort. C’est donc la victoire sur la mort éternelle, sur la damnation, c’est-à-dire sur la séparation définitive d’avec Dieu. C’est donc la communion avec Dieu, la réconciliation définitive de l’homme avec Dieu. Déjà dans l’Ancien Testament, le salut était conçu comme la libération des servitudes temporelles à laquelle s’ajoutait un caractère eschatologique, car le salut est le fruit de cette libération: être avec Dieu.

Donc, on eut d’emblée une double dimension temporelle et spirituelle inséparable, historique et eschatologique, autrement dit une libération au cours de la vie terrestre, une libération après la vie terrestre, les deux étant liées. La seconde est le fruit de la première, ce qui ne signifie pas que la première en soit la cause : Dieu est la cause du salut, non les œuvres humaines, mais les œuvres humaines font partie de ce que Dieu veut et donc de ce dont il est la cause.

Essentiellement, le salut est la libération des péchés. Cela a été apporté et accompli par Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant, vrai Dieu et vrai homme. Il apporte le salut eschatologique (la vie éternelle avec Dieu) en accomplissant la rémission des péchés. On trouve dans la première encyclique du pape Jean-Paul II, Redemptor hominis (1979), la cartographie précise de la sotériologie. Le pape fait une distinction fondamentale entre rédemption divine et rédemption humaine qui permet de situer l’œuvre du salut dans une économie sacramentelle incluant le don de Dieu à l’homme et le don de l’homme à Dieu en Jésus-Christ, mais aussi en celui qui se fait un autre Christ.

« Rédempteur de  l’homme, Rédempteur du monde, c’est vers Lui que nous voulons tourner notre regard parce que c’est seulement en Lui, le Fils de Dieu que se trouve le salut, et nous renouvelons la proclamation de Pierre: Seigneur à qui irions- nous, tu as les paroles de la vie éternelle ? »

« Lui, le fils du Dieu vivant, il parle aux hommes en tant qu’homme aussi. C’est sa vie elle-même qui parle, son humanité, sa fidélité à la vérité, son amour qui s’étend à tous. Sa mort en croix parle elle aussi, c’est-à-dire la profondeur insondable de sa souffrance et de son abandon; l’Église ne cesse jamais de revivre sa mort sur la croix et sa résurrection qui constituent le contenu de la vie quotidienne de l’Église. »

« L’Église demeure dans la sphère du mystère de la Rédemption qui est justement devenu le principe fondamental de sa vie et de sa mission. En Jésus- Christ, le monde visible créé par Dieu pour l’homme, ce monde qui lorsque le péché y est entré a été soumis à la caducité, retrouve de nouveau son lien originel avec la source divine de la Sagesse et de l’Amour. En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique Jésus-Christ ; Jésus Christ Fils du Dieu vivant est devenu notre réconciliation avec le Père. »

 

Le mystère pascal est le quotidien de l’Église.

Le sens profond de l’Incarnation est donc la réconciliation de l’homme avec le Père. Le Pape insiste d’abord sur la rédemption comme sens du quotidien de l’Église, et ensuite il note les deux dimensions de la rédemption : la dimension humaine et la dimension divine. La dimension divine de la rédemption désigne la rédemption comme réconciliation de l’humanité avec Dieu et révélation d’un amour qui est défini comme miséricorde, et cette miséricorde a un nom et un visage: Jésus-Christ.

La dimension humaine de la rédemption désigne la rédemption comme l’impossibilité pour l’homme de vivre sans amour. En révélant l’amour du Père, en étant miséricorde, Jésus-Christ révèle pleinement l’homme à lui-même. Comme le rappelle Simone Weil: « l’Évangile est plus une anthropologie qu’une théologie » (même si on ne peut le réduire à une anthropologie).

Il y a une dimension proprement humaine de la rédemption qui est que l’homme a besoin de cette miséricorde. Autrement dit, comme le dit le Pape dans son encyclique :

« Le devoir fondamental de l’Église est de diriger le regard de l’homme, d’orienter la conscience et l’expérience de toute l’humanité vers le mystère du Christ, d’aider tous les hommes à se familiariser avec la profondeur de la Rédemption qui se réalise dans le Christ Jésus. »

Ce texte place la mission de l’Église dans l’ordre de la Rédemption de l’homme et de la Rédemption du monde; l’Église doit orienter la conscience vers le mystère du Christ.

 

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