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Les organistes de la Cathédrale

 
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Les organistes hier
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Orgue et Eglise

Depuis le Moyen Age, l'orgue est devenu un instrument caractéristique de la prière en Occident, plus que n'importe quel autre instrument. De nombreuses formes musicales qui lui sont propres ont trouvé leur source dans l'action liturgique, et, des prédécesseurs de Bach jusqu'à nos jours, de nombreux organistes ont découvert le rôle de l'orgue dans leur intuition religieuse ou dans leur vie de croyants. Souvent encore, les organistes ont été des compositeurs prolifiques de musique et chants religieux ; comme interprètes et chefs de chœur, ils ont fait monter la louange des hommes vers Dieu.

Lire la charte des organistes >> 
Soli Deo Gloria
 
L'Organiste est, à sa façon, serviteur du culte divin puisque " la musique sacrée a, en effet, pour but premier, que Dieu soit glorifié et les hommes sanctifiés ". Rituel de bénédiction d’un orgue n° 1057

L'organiste et la liturgie

Le musicien d’Eglise est chargé de favoriser la rencontre du peuple rassemblé avec Dieu. Il ne fait pas qu’apporter une décoration, il ne sacrifie pas le service de la liturgie à sa propre expression mais permet au chant sacré de trouver sa plénitude. C’est dire la haute responsabilité du musicien d’Eglise qui exerce une véritable "fonction ministérielle dans le service divin".

La fonction d'organiste est un service que la Présentation Générale du Missel Romain rappelle :

"Parmi les fidèles, la schola ou chorale exerce sa fonction liturgique propre ; il lui appartient d'assurer les parties qui lui reviennent en les exécutant comme il se doit, selon les divers genres de chant, et de favoriser la participation active des fidèles par le chant. Ce qui est dit ici de la chorale vaut, toutes proportions gardées, pour les autres musiciens, mais surtout pour l'organiste" (n° 63).

Au service de l'action liturgique et de la prière du peuple, l'organiste n'est pas seul : il est un des acteurs de la célébration et ne peut concevoir son rôle qu'en concertation avec les autres acteurs.

Serviteur de la liturgie, l'organiste, comme d'autres musiciens, y a sa place, toute sa place. Même modeste ou peu expérimenté, il donne vie, bien mieux que toute musique enregistrée, à l'action liturgique dont il perçoit ou prévoit le déroulement. On préférera toujours la présence d'un organiste à l'utilisation de musique enregistrée.

L'organiste est l'accompagnateur du chant de l'assemblée dont il doit être l'animateur efficace. Il sait utiliser les plans sonores de l'instrument pour accompagner comme il convient solistes, chœur et assemblée. Il aide à distinguer les différents rites ou moments de la célébration et évite une uniformité qui n'a pas sa place dans la liturgie. Il soutient le chant, fait respecter les rythmes en utilisant une registration appropriée.

Il est l'interprète des œuvres du répertoire pour orgue ; il sait l'adapter aux temps liturgiques et favorise ainsi l'éducation du peuple chrétien à la richesse variée de l'année liturgique.

Par la musique, il annonce et célèbre le mystère du Salut. Grâce à l'improvisation ou par des moyens simples, il donne à la liturgie une dimension poétique nécessaire à son épanouissement. Il sait introduire le chant par un prélude, le prolonger par un postlude, lui donner de la respiration par des interludes.

Entrant dans l'action liturgique, il commente la Parole de Dieu, conduit au silence, à la louange, à la méditation.

Sources :  http://www.liturgiecatholique.fr/
 
Note sur quelques autres organistes de la cathédrale au 20ème siècle.

Merci à Roland SERRES pour ces informations concernant les organistes qui l’ont précédé.

 

• Abbé MILLASSEAU : succède à Joeph Calcet, vers 1978 ; meurt dans les années 1990.

• Paul MARCILLY (1890 – 1982) : études de piano puis d’orgue. Il remet à l’honneur, parmi les premiers, les auteurs anciens, continuant les efforts de Charles Bordes et d’Alexandre Guilmant. Il est organiste à Paris, Saint-Gervais (1914 – 1924), Saint-Ferdinand des Ternes (puis Notre-Dame d’Auteuil à partir de 1926. Vers 1934-35, il fut l’un des tous premiers organistes à donner des concerts pour la radio, à l’orgue de la Schola Cantorum (Paris). Il se retire à Perpignan en 1963 et tient le Grand-Orgue de la cathédrale une quinzaine d’années pour la messe de 11h. Il laisse des mélodies pour piano, des pièces d’orchestre, de la musique de chambre, motets et Noëls, ainsi qu’un essai sur l’interprétation du chant grégorien (qu’il enseignait à la Schola Cantorum. Pour l’orgue, il composa Trois Prières (1915), une Sonate (1938) et une Sarabande (1958).

• Joseph CALCET : organiste aveugle, diplômé de l’Institut des Jeunes Aveugles de Paris. A la cathédrale à partir de 1941. 1er prix de piano et d’orgue à Toulouse en 1908. Il enseigne durant 8 ans à l’Institut des Jeunes Aveugles. Retour à Perpignan en 1936. Organiste à Notre-Dame de La Réal durant 9 ans et de l’église Saint-Mathieu durant 16 ans. Titulaire de l’orgue de la cathédrale où il succède à Reboulot Il décède « vers les années 60 », nous dit Roland Serres.

Antoine REBOULOT, organiste à Perpignan de 1937 à 1941

• Saturnin PARAIRE (1883 - 1937) professeur au Conservatoire de Perpignan

 

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