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Seu Sant-Joan-Baptista
 

 De chapelle en chapelle    fonds baptismaux

Sur le côté gauche de la cathédrale, de la porte vers le chœur : la chapelle des fonds baptismaux, une épaisse cuve romane en marbre sculpté.

La cuve de marbre blanc

La cuve déjà présente dans la précédente église de Saint-Jean le vieux, proviendrait de l’Eglise de Malloles, aujourd’hui détruite. Diverses datations ont été proposées, allant de l’époque wisigothique au XII° ;

C’est une magnifique pièce de marbre blanc, figurant un cuveau dont les douelles sont serrée par une corde ; une d’elles est sculptée d’une gaine portant une tête  au dessuset se terminant par des pieds de profil.

Sur la tranche, une inscription « unda zacri fontis necat anguis sibilla sontis » : le flot de la source sacrée étouffe les sifflements du serpent.

Moïse fait jaillir la source dans le désert.
Le peuple était là, pressé par la soif, et il murmurait contre Moïse; il disait:
"Pourquoi nous as-tu fait monter hors d'Egypte, pour nous faire mourir de soif avec mes enfants et mes troupeaux?"

Moïse cria vers Yahweh, en disant :
"Que ferai-je pour ce peuple? Encore un peu, et ils me lapideront"

Yahweh dit à Moïse:
"Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d'Israël; prends aussi dans ta main ton bâton, avec lequel tu as frappé le fleuve, et va. Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher qui est en Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l'eau, et le peuple boira."

Moïse fit ainsi en présence des anciens d'Israël.  Et il donna à ce lieu le nom de Massah et Méribah, parce que les enfants d'Israël avaient contesté, et parce qu'ils avaient tenté Yahweh en disant :
"Yahweh est-il au milieu de nous, ou non?"

 

Les vitraux :

Le baptême de Clovis par Saint Rémi

Dès qu’on fut arrivé au baptistère, le clerc qui portait le chrême, séparé par la foule de l’officiant, ne put arriver à le rejoindre. Le Saint Chrême fit défaut. Le Pontife alors lève au ciel les yeux…et supplie le Seigneur de le secourir en cette nécessité pressante. ‘Soudain apparaît, voltigeant à la portée de sa main, aux yeux ravis et étonnés de l’immense foule, une blanche colombe tenant en son bec une ampoule d’huile sainte dont le parfum d’une inexprimable suavité embauma toute l’assistance. Dès que le prélat eut reçu l’ampoule, la colombe disparut. C’est avec le Saint Chrême contenu dans cette Ampoule, qu’ont été sacrés nos Rois. Le cérémonial du Sacre des Rois de France reconnaît que, comme au baptême du Christ, c’est le ‘Saint Esprit qui, par l’effet d’une grâce singulière, apparut sous la forme d’une colombe et donna ce baume divin au pontife’. Le Saint Esprit voulut assister visiblement au Sacre du premier de nos Rois, pour marquer ainsi d’un signe sacré de toute spéciale prédilection la Monarchie Française, consacrer tous nos Rois et imprimer sur leur front un caractère indélébile qui leur assurerait la Primauté sur tous les autres Souverains de la terre ; enfin pour les munir de Ses sept dons afin qu’ils pussent accomplir leur Mission providentielle dans le monde. Très véritablement le Roi de France était l’Oint, le consacré du Seigneur. Ce privilège unique était reconnu dans le monde entier. Dans toutes les cérémonies diplomatiques, en effet, l’Ambassadeur du Roi de France avait le pas sur ceux de tous les autres Souverains parce que son Maître était ‘Sacré d’une huile apportée du Ciel’, ainsi que le reconnaît un Décret de la République de Venise, daté de 1558.
Du livret « Saint Rémi, Thaumaturge et Apôtre des Francs » par le Marquis de la Franquerie, pages 12 à 14

 

Les peintures murales

Mur de face, le baptême de Jésus par Jean-Baptiste

De Galilée, Jésus vint trouver Jean au Jourdain pour y être plongé par lui. Jean refusa :
"Tu viens me voir pour être plongé dans le Jourdain, alors que c'est moi qui devrais l'être par toi !
"

Mais Jésus dit :
" Ne résiste pas maintenant. Tout ce qui est juste doit avoir lieu. Faisons en sorte de l'accomplir.
"

Alors Jean ne résista plus. Jésus est plongé dans l'eau. Aussitôt il en ressort. Les cieux s'ouvrent, il voit comme une colombe se poser sur lui : c'est le Souffle de Dieu. Des cieux, une voix se fait entendre :
" Celui-ci est mon fils, je l'aime. C'est en lui que j'ai trouvé toute ma joie".
(Matthieu 3, 13-17)

 

A gauche, le baptême de l’eunuque de la reine de Saba par Philippe

"L'Ange du Seigneur s'adressa à Philippe et lui dit:
"Pars et va-t'en, à l'heure de midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza; elle est déserte."

Il partit donc et s'y rendit. Justement un Ethiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Ethiopie, et surintendant de tous ses trésors, qui était venu en pèlerinage à Jérusalem, s'en retournait, assis sur son char, en lisant le prophète Isaïe.

L'Esprit dit à Philippe: "Avance et rattrape ce char.
" Philippe y courut, et il entendit que l'eunuque lisait le prophète Isaïe.
Il lui demanda: "Comprends-tu donc ce que tu lis"
- "Et comment le pourrais-je, dit-il, si personne ne me guide ?"
Et il invita Philippe à monter et à s'asseoir près de lui.

Le passage de l'Ecriture qu'il lisait était le suivant :
Comme une brebis il a été conduit à la boucherie; comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvre pas la bouche. Dans son abaissement la justice lui a été déniée. Sa postérité, qui la racontera ? Car sa vie est retranchée de la terre.

S'adressant à Philippe, l'eunuque lui dit:
"Je t'en prie, de qui le prophète dit-il cela ? De lui-même ou de quelqu'un d'autre?"
Philippe prit alors la parole et, partant de ce texte de l'Ecriture, lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.

Chemin faisant, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit: "
Voici de l'eau. Qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ?"
Et il fit arrêter le char. Ils descendirent tous deux dans l'eau, Philippe avec l'eunuque, et il le baptisa." (Actes 8,26-38)




A droite : le baptême du centurion Corneille par Pierre   

Les Actes des Apôtres décrivent comme étape décisive pour l'entrée de l'Evangile dans le monde des païens, l'épisode de Corneille, le centurion de la cohorte italique. Sur un commandement de Dieu, il envoie quelqu'un prendre Pierre et celui-ci, suivant lui aussi un ordre divin, se rend dans la maison du centurion et prêche.

Alors qu'il parle, l'Esprit Saint descend sur la communauté domestique rassemblée et Pierre dit :
«Pourrait-on refuser l'eau du baptême à ces gens qui ont reçu l'Esprit Saint tout comme nous?» (Ac 10, 47).

Ainsi, dans le Concile des Apôtres, Pierre devient l'intercesseur pour l'Eglise des païens qui n'ont pas besoin de la Loi, car «Dieu a purifié leurs cœurs par la foi»  

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